Dîner avec The Last Post Office

Rencontre avec...

Entretien avec Aung Rakhine, réalisateur de The Last Post Office

la mouche cf Votre film est joliment empreint de poésie. Pour commencer, le bureau de poste existe-t-il vraiment ? Où est-il censé se situer au Bangladesh ?
Ce film est comme un conte de fées des temps modernes. Il utilise le réalisme magique comme un moyen de montrer notre dure et absurde réalité. C’est là que la vraie image poétique existe pour moi. Ce bureau de poste se situe dans un no man’s land près de la frontière indienne.

la mouche cf L’histoire autour des oiseaux est-elle basée sur quelque chose de concret ?
Comme je l’ai dit, c’est un conte de fées des temps modernes. On peut l’interpréter de différentes manières. Toutefois, les oiseaux représentent les humains. Par exemple, sans les oiseaux le jeu ne peut pas avoir lieu donc ils doivent être captifs.

la mouche cf Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le tournage ? Comment avez-vous choisi le lieu ?
Le tournage a été vraiment périlleux parce que le niveau de l’eau montait considérablement. Nous devions faire une heure de bateau pour atteindre le lieu de tournage depuis notre hébergement. Il y avait de l’eau partout. Nous avons choisi ce lieu parce que nous avions exactement besoin de ce type d’endroit pour notre histoire. Un lieu mêlant une touche de réalisme et un alliage magique de collines, d’eau et de ciel.

la mouche cf Pourriez-vous nous parler de vous en tant que réalisateur et de vos projets futurs ?
Je veux raconter l’histoire de personnes marginalisées, comme dans mon premier film My Bicycle et dans The Last Post Office. Elles sont perdues quelque part, leurs voix n’ont jamais été entendues. Mon prochain film portera sur la communauté marginale des Mro (ndlr : groupe ethnique qui vit en Birmanie, au Bangladesh et en Inde).

la mouche cf Diriez-vous que le format court vous a donné une certaine liberté ?
Oui, complétement. Néanmoins il fallait aussi que je fasse un court métrage pour raconter cette histoire en particulier. Pour moi, un court métrage c’est comme écrire une nouvelle ou un poème.

The Last Post Office a été projeté en compétition internationale.

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